Les opérateurs économiques de Butembo ont maintenu leur mouvement de grève pour la troisième journée consécutive, fermant galeries, stations-service, boutiques et petits commerces. Ils dénoncent une hausse des taxes et des contrôles administratifs, notamment des demandes de régularisation fiscale émanant des régies financières nationales et provinciales. Cette situation perturbe le fonctionnement habituel des entreprises et ralentit les échanges commerciaux dans la ville.
Une réunion organisée le week-end dernier entre les représentants du secteur privé et les autorités urbaines n’a abouti à aucun accord. Face à l’impasse, les organisations professionnelles ont sollicité l’arbitrage du gouverneur militaire du Nord-Kivu, espérant obtenir des mesures d’apaisement. Cette demande s’inscrit dans un contexte de mécontentement similaire enregistré récemment à Beni, où les acteurs économiques ont exprimé des revendications comparables.
Le blocage des activités commerciales à Butembo a des répercussions directes sur la vie quotidienne des habitants, limitant l’accès aux biens de consommation et aux services de base. Les autorités locales restent sous pression pour trouver une solution qui permette de relancer l’économie locale tout en répondant aux exigences fiscales de l’État.
Perspectives et enjeux
Les négociations restent en suspens, et la ville continue de fonctionner à un rythme réduit. Les acteurs économiques attendent des réponses concrètes du gouverneur militaire, tandis que le gouvernement doit concilier besoin de recettes fiscales et maintien d’un climat d’affaires favorable. La situation à Butembo pourrait influencer les politiques fiscales dans l’ensemble du Nord-Kivu si aucune issue n’est trouvée rapidement.