Lors des discussions budgétaires à l'Assemblée nationale, le député Venance Eyanga Mboyo a interpellé la Première ministre, Judith Suminwa, sur la fiscalité appliquée aux matières plastiques. L'élu du Mont Amba réclame l'annulation pure et simple des droits d'accises frappant ces produits. Selon lui, le maintien de cette taxe manque de pertinence économique et sociale dans le contexte actuel du pays.
L'argumentaire du parlementaire repose sur la philosophie même des droits d'accises. Il rappelle que ces prélèvements fiscaux sont traditionnellement réservés aux biens dont la consommation comporte des risques sanitaires avérés. Pour lui, assimiler les matières plastiques à cette catégorie de produits, justifiant ainsi une taxation alourdie, ne correspond pas à la réalité de leur usage. Il appelle donc à une révision de cette politique pour favoriser une approche plus équitable de la fiscalité.
Le débat s'inscrit dans l'examen global du projet de loi de finances pour l'exercice 2027. Ce texte, qui prévoit des recettes et dépenses à hauteur de 56 930 milliards de francs congolais, soit approximativement 24,8 milliards de dollars américains, a franchi une étape clé le vendredi 30 octobre 2026. Après deux journées de travaux intensifs, les députés ont déclaré le projet recevable.
Ces 48 heures d'échanges entre le gouvernement et les élus ont permis d'aborder plusieurs points critiques. Les discussions ont notamment porté sur la fiabilité des prévisions budgétaires et les stratégies de collecte des recettes publiques. La qualité des dépenses étatiques ainsi que leur efficacité réelle pour améliorer le quotidien des Congolais ont également été au cœur des préoccupations des parlementaires.