La transformation locale des minerais est une priorité pour le développement industriel de la République démocratique du Congo. Willy Kalengay, directeur général de Géopolis, a exprimé cette position le 4 novembre 2026. Il regrette que l'exportation de matières premières brutes prive le pays de revenus substantiels. Actuellement, le budget national de 24 milliards de dollars dépend encore trop fortement des recettes minières brutes.
Pour le dirigeant, la souveraineté économique du pays passe par une maîtrise complète de la chaîne de valeur. Exploiter et transformer les ressources sur le sol congolais permettrait de multiplier les emplois locaux et d'augmenter les recettes de l'État. Cette stratégie est présentée comme le levier principal pour soutenir une industrialisation durable.
Une stratégie complémentaire avec l'agriculture
Le secteur minier ne peut toutefois pas porter seul le développement économique national. Willy Kalengay insiste sur la nécessité de mettre en œuvre la revanche du sol sur le sous-sol. Cette approche consiste à spécialiser les territoires dans la production agricole pour valoriser les terres arables.
Développer les capacités agricoles locales permettrait de satisfaire la consommation intérieure tout en diminuant la dépendance aux importations alimentaires. Ces réflexions ont été partagées lors d'un entretien avec Jody Daniel Nkashama, soulignant l'importance d'une diversification économique pour stabiliser les finances du pays.