La Première ministre Judith Suminwa a déposé le projet de budget 2027 devant l'Assemblée nationale, qui l'a déclaré recevable après deux journées d'échanges intenses. Ce texte, qui prévoit des dépenses totales de 56 930 milliards de francs congolais, marque une augmentation de 12 % par rapport à l'exercice rectificatif précédent. Le dossier est désormais entre les mains de la Commission économique et financière, qui dispose d'un délai de 20 jours pour un examen détaillé avant le retour du texte en séance plénière.
Parmi les postes de dépenses exceptionnelles, qui totalisent 7 472 milliards de francs congolais, figurent des allocations spécifiques. On y trouve 400 milliards pour l'organisation des élections, 181 milliards alloués au recensement et à l'identification de la population, ainsi qu'une enveloppe de 110 milliards destinée à la gestion des calamités. Il faut souligner que ces montants ne sont pas encore définitifs, car ils dépendent des décisions finales que prendront les élus nationaux et les membres du Sénat.
Un contexte financier délicat pour la CENI
La situation budgétaire de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) demeure complexe, alors que la structure fait face à des retards de financement. La feuille de route établie pour la période 2025-2029, essentielle pour préparer le cycle électoral de 2028, accuse un manque de moyens qui freine le lancement de plusieurs activités prévues initialement depuis avril 2025.
Le président de la CENI, Denis Kadima Kazadi, a d'ailleurs abordé ces défis financiers lors d'une rencontre tenue le 24 septembre avec le vice-Premier ministre et ministre du Budget, Adolphe Muzito Fumutsi. Malgré l'inscription de ces 400 milliards dans le projet de budget, la disponibilité effective de ces ressources n'est pas garantie à ce stade du processus législatif. L'arbitrage parlementaire sera déterminant pour fixer le montant réellement alloué aux opérations électorales, rendant ainsi l'exécution des activités de la CENI tributaire des votes finaux du Parlement.