Adoption de la réforme
Le lundi 2 novembre 2026, l’Assemblée nationale a voté à l’unanimité la proposition de loi présentée par le député Serge Chembo Nkonde, ancien ministre des Sports et représentant du territoire de Sakania, dans le Haut-Katanga. Cette initiative modifie la loi n° 11/023 du 24 décembre 2011, qui compte 124 articles répartis en neuf titres et organise depuis près de quinze ans le cadre des activités physiques et sportives en RDC.
Principaux changements
Le texte amendé impose la création d’au moins un stade dans chaque province et chaque entité territoriale. Le pays, qui comprend 26 provinces et 145 territoires, doit donc voir se multiplier les infrastructures sportives. Aucun détail n’a été fourni concernant le nombre exact d’ouvrages, le budget alloué, le planning de réalisation ou les sources de financement.
Absence d’informations chiffrées
Le projet de loi ne mentionne pas les coûts prévus ni les échéances de construction. De même, le budget 2027 présenté par la Première ministre ne répertorie pas de stade parmi les treize grands chantiers prévus. La comparaison la plus proche se trouve dans le Programme de développement local des 145 territoires, jugé « insuffisant » par le ministre d’État au Plan pour son premier volet (écoles, centres de santé, bâtiments administratifs).
Contexte sportif
Cette décision intervient alors que les clubs congolais engagés dans les compétitions continentales peinent à disposer d’environnements homologués. L’AS Maniema Union, qualifiée pour la phase de groupes de la Coupe de la Confédération, illustre la dépendance actuelle à un nombre limité de stades. Aucun autre détail de la réforme n’a été communiqué, ni les étapes suivantes du processus législatif.
Perspectives et enjeux
Le texte, bien qu’ambitieux, laisse en suspens les questions de financement et de mise en œuvre. Les acteurs du secteur sportif attendent des précisions pour planifier les travaux et garantir la conformité des nouvelles installations aux exigences internationales. Le suivi parlementaire et les éventuelles décisions budgétaires seront déterminants pour concrétiser cet engagement.
Conclusion
En résumé, la nouvelle loi vise à garantir la présence d’au moins un stade dans chaque province et territoire congolais, mais les modalités pratiques restent à définir. Le succès de cette réforme dépendra de la capacité du gouvernement à mobiliser les ressources nécessaires et à établir un calendrier réaliste, afin de soutenir le développement du sport à l’échelle nationale.