Des résidents du groupement Bapakombe, situé dans le territoire de Lubero au Nord-Kivu, ont quitté leurs foyers après des attaques que l’on impute aux Forces démocratiques alliées (ADF). Le président de la société civile du secteur des Bapere, Kakule Kagheni, indique que les déplacés se sont dirigés vers des localités jugées plus sûres.
Selon cette organisation, les violences ont repris le 24 octobre 2026, touchant particulièrement les villages de Makumo, Akwele et Zangalo. Les habitants craignent de nouvelles incursions armées et redoutent une escalade du conflit.
La société civile des Bapere a lancé un appel aux autorités politico-administratives et aux services de sécurité, exigeant des mesures immédiates pour protéger les civils. Elle insiste sur la nécessité d’une intervention rapide afin d’éviter une aggravation de la situation sécuritaire et humanitaire dans cette partie du territoire.
Demandes de la société civile
Les représentants locaux demandent le déploiement de forces de sécurité, la mise en place de points de contrôle et le renforcement de la surveillance. Ils souhaitent également que des aides humanitaires soient acheminées rapidement aux populations déplacées.
Contexte régional
Ces attaques s’inscrivent dans une série d’incidents attribués à l’ADF dans l’est de la RDC, où la population civile subit régulièrement des violences. La situation à Lubero reste fragile, avec un risque constant d’escalade.
Les autorités sont pressées d’agir pour prévenir une nouvelle détérioration du climat sécuritaire et éviter une crise humanitaire majeure dans la région.