Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a officialisé la fin du UK-DRC Economic Forum 2026 le mercredi 4 novembre 2026 à Londres. L'événement, qui s'est étalé sur trois jours, a abouti à la signature d'un document cadre baptisé « Déclaration de Londres ». Ce texte formalise les engagements mutuels des acteurs privés et formule des recommandations stratégiques à l'attention des gouvernements congolais et britannique. Le ministre n'a toutefois pas communiqué les détails précis des engagements contenus dans ce document.
La participation a été marquée par une affluence inédite, réunissant plus de 80 chefs d'entreprise et capitaines d'industrie, ainsi qu'une centaine d'entrepreneurs issus de la diaspora congolaise au Royaume-Uni. Julien Paluku a souligné ce qu'il considère comme une première historique, évoquant un changement de perception sur la réalité économique du pays. Des participants ont d'ailleurs exprimé le besoin de multiplier ces rencontres internationales pour contrer les discours décourageants et mettre en lumière les opportunités réelles du marché congolais.
Un cadre de coopération en évolution
Les travaux ont débuté le 2 novembre au Parlement britannique, en présence de Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, et de Noëlla Ayeganagato, vice-ministre des Affaires étrangères. La délégation congolaise a mis en avant des avancées institutionnelles clés, notamment la sortie de la RDC de la liste grise du Groupe d'action financière et la récente revue de sa politique commerciale effectuée auprès de l'Organisation mondiale du commerce.
Lors d'une rencontre au Foreign Office le 3 novembre, Julien Paluku a échangé avec la ministre Kirsty McNeill. Il a insisté sur le fait que le volume actuel des échanges bilatéraux reste largement inférieur au potentiel réel du pays. Pour dynamiser ces relations, le ministre a plaidé pour un accompagnement accru des entreprises britanniques via British International Investment et UK Export Finance. Les discussions ont également couvert des sujets sécuritaires, notamment la situation dans l'Est du pays et la question des FDLR.
Défis logistiques et attentes congolaises
Depuis septembre, la RDC bénéficie d'un régime préférentiel britannique permettant l'exemption de droits de douane pour 99,8 % des produits congolais. Malgré cet avantage, plusieurs dossiers prioritaires restent en suspens. Le ministre avait précédemment sollicité l'ouverture d'une ligne aérienne directe, notamment pour le fret cargo, ainsi que l'installation d'un bureau des visas britanniques à Kinshasa. Ces demandes, formulées lors d'entretiens avec la baronne Sandip Verma en septembre, n'ont pas encore reçu de réponse publique.
Bien que le ministre ait encouragé les entreprises congolaises à préparer des projets bancables pour cet événement, le bilan chiffré des mémorandums signés durant ces trois jours n'a pas été rendu public. Les noms des sociétés engagées et le calendrier précis de mise en œuvre des recommandations adressées aux deux gouvernements demeurent également inconnus à ce stade.