Le constat du colloque
Le 6ᵉ colloque interdisciplinaire organisé dans la province du Lomami a réuni des experts autour du thème de l’éducation familiale. Le doyen de la Faculté de droit de l’Université officielle de Mbuji-Mayi, Dezzy Mukebayi, a souligné que la crise socio-économique et l’insécurité affaiblissent la capacité des parents à inculquer des repères comme l’intégrité, le partage ou la solidarité.
Il a appelé les autorités à mettre en place des mesures concrètes d’appui aux familles, afin que celles-ci puissent jouer pleinement leur rôle d’éducateurs civiques. Selon lui, la famille demeure le premier cadre d’apprentissage de la vie en société, où les adultes doivent montrer l’exemple au quotidien.
Valeurs culturelles et reconstruction du pays
Nancy Ngalula, à la tête de l’ONG ADAAYE, a rappelé que les valeurs culturelles et morales constituent le socle de l’identité congolaise. Elle a dénoncé les violences intra-familiales, parfois perpétrées par des proches, comme un frein à la dignité et à la cohésion sociale.
Pour Ngalula, connaître son patrimoine culturel est une condition préalable à sa transmission aux jeunes. Elle a plaidé pour une réhabilitation du respect et de la dignité au sein des foyers, afin de soutenir la reconstruction de l’État.
Implications pour la société congolaise
Les intervenants ont convenu que la transmission familiale des valeurs contribue à former des citoyens responsables. Ils ont suggéré que les politiques publiques intègrent des programmes d’appui aux parents, notamment des formations et des ressources pédagogiques.
En associant la responsabilité parentale au soutien de l’État, ils envisagent un renforcement de la cohésion sociale, élément clé de la refondation de la nation congolaise.