Le ministère des Mines a accueilli, le jeudi 5 novembre 2026, une séance de travail stratégique avec la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Dirigée par le professeur Michel Kaswa Kayomo, directeur de cabinet du ministre Louis Watum Kabamba, cette réunion a rassemblé les acteurs clés du secteur minier congolais. Étaient présents les représentants de la Cellule technique de coordination et de planification minière (CTCPM), du Cadastre minier (CAMI), du Service géologique national du Congo (SGN-C) et du Centre d’expertise, d’évaluation et de certification (CEEC).
L'objectif central de ces échanges est d'évaluer les capacités du pays à diversifier son économie grâce aux minéraux essentiels à la transition énergétique. Ce projet, soutenu financièrement par le gouvernement japonais, est piloté par la CNUCED en collaboration avec le ministère du Commerce extérieur. Il s'agit d'identifier des solutions concrètes pour dépasser le simple stade de l'extraction et de l'exportation des matières premières.
Vers une industrialisation durable
Les discussions ont porté sur plusieurs axes prioritaires pour le développement industriel du pays. Les experts ont notamment examiné les moyens de favoriser la transformation locale des ressources, d'attirer des investissements étrangers et de renforcer les capacités industrielles nationales. La diversification des chaînes de valeur et la création d'emplois durables figurent également au cœur de cette stratégie.
Cette démarche s'inscrit dans la vision politique portée par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et coordonnée par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Le gouvernement cherche à transformer le potentiel minier en un moteur de croissance réelle, capable d'améliorer directement les conditions de vie de la population. En misant sur la valeur ajoutée locale, la RDC espère ainsi mieux tirer profit de ses ressources stratégiques sur le marché mondial.