La scène politique de la République démocratique du Congo enregistre la naissance d'un nouveau mouvement dirigé par Maître Djagast Djamba. Cette initiative entend surmonter les réflexes communautaires et les calculs personnels afin de focaliser la conduite des affaires publiques sur la sauvegarde de l'État. Pour l'avocat, le pays doit cesser d'être un simple observateur des dynamiques mondiales pour en devenir un acteur central.
Le projet s'articule autour d'une plateforme de réflexion appelée l’État-Major de la Souveraineté Nationale. Cette structure a pour objectif de regrouper un éventail étendu de profils scientifiques, techniques et culturels. Elle ambitionne de constituer une réserve stratégique de compétences capables de concevoir des programmes opérationnels avant toute prise de pouvoir effective.
Un rassemblement d'expertises et une exigence mémorielle
L’État-Major de la Souveraineté Nationale ne limite pas sa composition aux professionnels de la politique. Des ingénieurs, des chercheurs, des agronomes, des entrepreneurs, des représentants de la jeunesse, des personnalités du monde sportif et des spécialistes de la diaspora y sont formellement associés. Le groupe entend substituer la préparation de plans d'action structurés aux slogans de campagne habituels.
La démarche s'appuie également sur une dimension mémorielle affirmative. Maître Djagast Djamba insiste sur la prise en charge explicite des souffrances endurées par la population. Le programme mentionne les victimes de violences sexuelles dans les provinces de l'Est, les personnes affectées par les affrontements armés, les sinistrés de la guerre des six jours à Kisangani ainsi que ceux des violences de Kamwina Nsapu.
L'initiateur du mouvement critique l'inaccessibilité et le détournement des compensations financières prévues pour les victimes. Selon ses déclarations, l'absence de réparation pour les drames passés expose le pays à la résurgence des crises. Il préconise la conversion des souffrances collectives en un levier d'action publique et de cohésion sociale.
La souveraineté déclinée sur l'ensemble des secteurs
La souveraineté préconisée par ce rassemblement est pensée comme une politique d'ensemble touchant la totalité de la vie nationale. Les axes d'action incluent l'agriculture, l'industrie extractive, l'exploitation minière, la politique monétaire, la défense nationale, les relations diplomatiques, le système judiciaire, la production énergétique, les technologies numériques, l'enseignement et la santé publique.
Selon Maître Djagast Djamba, les ressources matérielles et intellectuelles actuelles du Congo sont suffisantes pour assurer son développement. La lacune principale réside dans le manque d'une organisation méthodique axée sur la puissance. La plateforme se positionne comme un laboratoire de travail visant à rompre définitivement avec la dépendance extérieure.