La plateforme C64, qui réunit Martin Fayulu, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi et Augustin Matata Ponyo, a officiellement décliné l'invitation au dialogue national proposée par le président Félix Tshisekedi. Pour ces figures de l'opposition, cette initiative ne répond en rien aux urgences actuelles du pays. Ils pointent notamment l'insécurité persistante, la guerre, la crise sanitaire et la précarité sociale qui frappent la population congolaise.
Les membres de la C64 considèrent cette démarche comme une manœuvre politique destinée à préparer une modification de la Constitution. Leur objectif affiché serait de permettre au chef de l'État de se maintenir au pouvoir au-delà de son second mandat. Dans une déclaration commune, les leaders de la coalition affirment que la République ne doit pas être sacrifiée pour servir les intérêts d'un troisième mandat après 2028. Ils rappellent que le Congo n'appartient pas à Félix Tshisekedi et rejettent toute tentative de fragiliser les acquis démocratiques.
Une mobilisation maintenue
Face à ce qu'ils qualifient d'ambitions personnelles du président, l'opposition maintient son appel à une mobilisation nationale. Une marche est programmée pour le 15 septembre 2026 sur l'ensemble du territoire. Cette manifestation a pour but explicite de protester contre tout projet visant à changer la loi fondamentale. La C64 estime que ces intentions mettent en péril la stabilité, l'intégrité territoriale et l'avenir de la République démocratique du Congo.
Les opposants accusent le pouvoir en place de privilégier sa survie politique au détriment de la cohésion nationale. Ils affirment que les actions du président Tshisekedi pourraient favoriser la balkanisation du pays. Le mandat actuel du chef de l'État arrive à son terme dans 754 jours, une échéance que la C64 entend respecter strictement. Les leaders de la coalition appellent donc la population à se mobiliser massivement pour faire barrage à ce qu'ils considèrent comme une dérive autoritaire.