Le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa-Gombe a mis en délibéré la requête en libération provisoire déposée par les avocats de Nathanaël Onokomba. Lors de l'audience, le collectif de défense a articulé sa demande autour de deux axes principaux : l'absence d'indices de culpabilité probants et l'inexistence de risques de fuite. Les conseils du prévenu ont également soulevé une exception de procédure concernant la validité du titre de détention. Selon eux, le mandat émis initialement par l'Auditorat militaire est devenu caduc, arguant que le parquet de droit commun n'avait pas été saisi au préalable.
Nathanaël Onokomba est incarcéré depuis janvier 2026. Il fait face à des poursuites judiciaires pour négation de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre, des faits qui auraient été perpétrés dans la partie Est de la République démocratique du Congo. Le tribunal a fixé la prochaine audience au 11 septembre 2026 afin de poursuivre l'instruction du dossier.
Ce parcours judiciaire est marqué par plusieurs changements de juridiction. Le 26 juin dernier, le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Gombe s'était déclaré incompétent pour traiter cette affaire, après cinq mois de détention du prévenu. Durant cette période initiale, Nathanaël Onokomba avait été retenu successivement au sein des installations du Conseil national de cyberdéfense, puis à la prison militaire de Ndolo. Suite à cette déclaration d'incompétence, le jeune opposant a été transféré à la prison centrale de Makala le 29 juillet 2026.