Un incident armé a éclaté sur l'île Makoloko, située sur le fleuve Congo entre la localité de Makotimpoko au Congo-Brazzaville et Yumbi en RDC. Tout a commencé lorsqu'un membre d'une patrouille fluviale mixte, composée de gendarmes et de marins brazzavillois, a fait usage de son arme. Ce tir a provoqué la mort d'un jeune garçon, déclenchant une intervention immédiate des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) pour neutraliser le groupe.
Le bilan provisoire de cet affrontement fait état de la capture de deux militaires brazzavillois par les troupes congolaises. Ces derniers ont été transférés vers Yumbi, dans la province du Maï-Ndombe. En plus de ces arrestations, trois autres membres de l'armée du Congo voisin sont portés disparus depuis les échanges de tirs.
Mesures sécuritaires et réactions diplomatiques
Face à cette escalade, Kinshasa a pris des dispositions opérationnelles immédiates. Un poste de commandement tactique a été activé sur la zone pour coordonner les actions sur le terrain. Parallèlement, les activités de renseignement ont été renforcées pour surveiller la situation. Des renforts des FARDC, basés initialement à Bolobo, ont été dépêchés en urgence vers Yumbi afin de sécuriser les abords du lieu de l'incident.
La ministre des Affaires étrangères de la RDC, Thérèse Kayikwamba, qui se trouvait en séjour de travail au Congo au moment des faits, a réagi publiquement. Elle a qualifié cet incident frontalier de regrettable. Les autorités des deux pays suivent désormais de près l'évolution de ce dossier sensible, alors que la zone reste sous haute surveillance militaire pour éviter toute nouvelle dégradation de la situation sécuritaire le long du fleuve.