Accusations officielles
Les Forces armées congolaises (FARDC) ont publié un communiqué condamnant le tiktokeur et youtubeur Kalonji Kabamba, proche du pouvoir, pour la diffusion d'« histoires sans fondement logique » après le crash aérien de Kenge. L'armée le qualifie d'« agent rwandais » et reproche à Kabamba d’alimenter un climat de désinformation. Elle précise que les deux officiers généraux décédés, le Premier président de la Haute Cour Militaire et l'Auditeur général des FARDC près la Haute Cour Militaire, effectuaient une mission d’inspection judiciaire normale à Kikwit, sous la responsabilité directe de leurs supérieurs.
Les FARDC soulignent que, selon leurs procédures internes, ces deux hauts magistrats militaires voyagent toujours ensemble lors de missions similaires. Le communiqué insiste sur le caractère officiel et judiciaire de la mission, afin de contrer toute interprétation politique du drame.
Refus des allégations de Kabamba
Kalonji Kabamba avait affirmé que des armes antiaériennes et des fusils de sniper auraient disparu à Kamina, puis auraient été utilisées lors du crash de Kenge. Les forces armées rejettent catégoriquement ces affirmations, les qualifiant d'accusations sans fondement destinées à démoraliser les troupes et à servir les intérêts d’un ennemi. L’État-Major indique qu’il se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires contre Kabamba et toute personne relayant ces propos.
Le commandement militaire accuse ces déclarations de ternir l’honneur et la crédibilité de l’institution, et les considère comme un acte de sabotage informationnel. Il rappelle que la diffusion de fausses informations constitue une infraction pénale en vertu du code de la presse et de la communication.
Indignation face à la réaction des réseaux sociaux
Au-delà du volet juridique, les FARDC expriment leur colère contre le manque de compassion affiché sur les réseaux sociaux. L'armée juge « outrageants » les commentaires du tiktokeur et de ceux qui spéculent sur le « malheureux accident », estimant qu’ils manquent d’humanité envers les victimes et leurs familles. Les forces armées appellent la population à ne pas prêter crédit à ces propos jugés insensés et à faire preuve de dignité pendant le deuil national.
Le communiqué rappelle que le drame a déjà causé une profonde douleur aux proches des victimes, et que les spéculations non vérifiées aggravent la souffrance collective. L'armée invite les médias à respecter la dignité des familles et à s’abstenir de relayer des rumeurs non corroborées.
Contexte du crash
Le crash s’est produit à Kenge, dans la province du Kwango, impliquant un avion de transport militaire. Les deux officiers généraux à bord étaient en mission d’inspection judiciaire, un mandat habituel pour vérifier le respect des procédures et la conformité des équipements. Aucun signe de sabotage ou d’incident technique majeur n’a encore été confirmé par les autorités militaires.
Les autorités ont ouvert une enquête interne pour déterminer les causes exactes du crash. Elles ont également demandé la coopération des services de l’aviation civile et des experts techniques afin d’établir un rapport complet.
Réaction du gouvernement
Le ministère de la Défense a réaffirmé son soutien aux familles des victimes et a déclaré que toutes les mesures seraient prises pour garantir la transparence de l’enquête. Le porte-parole du ministère a indiqué que les forces armées restent vigilantes face aux tentatives de manipulation de l’opinion publique.
Le gouvernement a également rappelé que la diffusion de fausses informations peut être poursuivie en vertu de la loi sur la désinformation, qui prévoit des sanctions pénales pour les auteurs de telles pratiques.
Appel à la responsabilité citoyenne
Les FARDC exhortent les citoyens à faire preuve de discernement en consultant les sources officielles avant de partager des informations. Elles insistent sur le rôle crucial des médias responsables pour éviter la propagation de rumeurs qui peuvent alimenter les tensions sociales.
En conclusion, l’armée congolaise se montre ferme face aux accusations non fondées et aux spéculations en ligne, tout en poursuivant son enquête pour établir les faits du crash de Kenge. Le commandement militaire reste déterminé à protéger l’honneur de l’institution et à soutenir les familles endeuillées.