Le bilan est lourd pour l'état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo. Deux officiers généraux, occupant des fonctions de hauts magistrats militaires, ont trouvé la mort dans un accident aérien survenu alors qu'ils revenaient d'une mission de service à Kikwit, dans la province du Kwilu. Le communiqué officiel, signé par le porte-parole des FARDC, le général-major Sylvain Ekenge, confirme que le drame a également coûté la vie à douze autres membres de la délégation officielle ainsi qu'à l'ensemble de l'équipage présent à bord de l'appareil.
L'état-major général a rendu un hommage appuyé à ces disparus, soulignant leur parcours au sein de l'institution. Ces magistrats ont consacré leur carrière au service de la nation avec détermination et honneur. Face à cette tragédie, les autorités militaires ont ouvert une enquête pour établir les circonstances précises et identifier les causes exactes de cet accident aérien.
Retour en fonction du général-major Sylvain Ekenge
La publication de ce communiqué marque un tournant administratif interne : le retour aux affaires du général-major Sylvain Ekenge. Ce dernier avait été suspendu de ses fonctions le 29 décembre 2025 par le chef d'état-major général de l'Armée. Cette sanction faisait suite à des propos tenus par l'officier, jugés discriminatoires à l'encontre des femmes de la communauté tutsi.
Lors de cette controverse, le général avait suggéré l'existence d'un stratagème visant à assurer la suprématie de cette communauté par le biais des naissances. Cette prise de parole avait suscité de vives réactions, menant à sa mise à l'écart immédiate. Sa réapparition aujourd'hui, en tant que porte-parole, pour annoncer ce deuil national, confirme la fin de sa période de suspension et son rétablissement dans ses prérogatives au sein de la hiérarchie militaire congolaise.