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La C64 dépose une plainte contre des officiels après les violences du 15 septembre Justice & Sécurité
25 sept. 2026 1

La C64 dépose une plainte contre des officiels après les violences du 15 septembre

La C64 a saisi la justice militaire à la suite de la répression violente d'une manifestation survenue le 15 septembre 2026 à Kinshasa. Plusieurs hautes autorités politiques et sécuritaires sont visées par cette procédure judiciaire collective.

Wello Wello · Équipe éditoriale Publié le 25 sept. 2026 · 2 min de lecture
Publié 25 sept. 2026 à 19:00
Lecture 2 min ≈ 425 mots
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Article rédigé par Wello après recoupement de plusieurs sources, pour éclairer les décisions des entreprises et des professionnels.

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La plateforme C64 a officiellement déposé une plainte auprès de la justice militaire, visant huit personnalités et entités impliquées dans la gestion de la manifestation du 15 septembre 2026. Ce rassemblement, qui se voulait pacifique dans la commune de Limete, a tourné à l'affrontement. Selon les plaignants, le cortège a subi des attaques ciblées au niveau des 10e, 11e et 12e rues par des individus munis de machettes, de pierres et de barres métalliques.

La liste des personnes poursuivies inclut des figures de proue du gouvernement et de l'administration provinciale. Jacquemin Shabani, vice-Premier ministre chargé de l'Intérieur, figure en tête de liste. Daniel Bumba Lubaki, gouverneur de la ville de Kinshasa, ainsi que Jeannot Canon Larose, ministre provincial de l'Intérieur, sont également visés. Du côté des forces de l'ordre, la plainte pointe du doigt des cadres de la Police Nationale Congolaise, notamment le commissaire divisionnaire Israël Kantu et le colonel Faustin Numbi.

L'action judiciaire cible aussi des responsables du parti au pouvoir, l'UDPS/Tshisekedi. Augustin Kabuya, en sa qualité de secrétaire du parti présidentiel, est nommément cité. Joël Mpaba, surnommé Muselu, est également visé, les plaignants l'accusant de diriger les milices connues sous le nom de Forces du progrès. Ces dernières sont désignées par les requérants comme les principaux assaillants lors de la répression des manifestants.

Un dossier pénal conséquent

Le document déposé auprès des autorités judiciaires militaires s'appuie sur le Code pénal ordinaire, le Code pénal militaire ainsi que la Constitution pour motiver la plainte. Au total, ce sont 22 infractions pénales qui sont articulées contre les personnes visées. Les charges retenues par la C64 sont lourdes et témoignent de la gravité des accusations portées par les plaignants.

Parmi ces chefs d'accusation figurent les violences et sévices graves commis contre des civils, ainsi que l'organisation de milices privées et l'entretien de groupes de jeunes armés. La plainte évoque également des faits qualifiés de crimes contre l'humanité et de terrorisme. Les plaignants listent par ailleurs des homicides volontaires, des meurtres et des assassinats, en plus de dénoncer des arrestations arbitraires, des détentions illégales et des actes de torture.

Enfin, la procédure dénonce une restriction délibérée des droits fondamentaux liés à l'exercice de l'opposition politique. La C64 sollicite formellement l'ouverture d'une instruction judiciaire complète. Les plaignants exigent que tous les responsables soient identifiés, ouvrant la porte à l'audition d'autres personnes qui pourraient être mises en cause au cours de l'enquête. Cette démarche souligne une dégradation marquée du climat politique, opposant frontalement une frange de l'opposition aux autorités provinciales et aux services de sécurité de la capitale.

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