Le Palais de Chaillot, situé à Paris, accueillera les 10 et 11 novembre 2026 la neuvième édition du Forum de Paris sur la paix. Cet événement international réunira plus de 350 intervenants, issus aussi bien des gouvernements que du secteur privé ou de la société civile, pour débattre autour de 80 sessions thématiques. L'objectif principal demeure la recherche de solutions collectives face aux désordres mondiaux actuels.
Le point central de cette édition réside dans le premier « Child Summit ». Ce sommet de haut niveau place le bien-être, l'éducation, la santé et le développement des jeunes au cœur des préoccupations politiques. Les organisateurs souhaitent ainsi aborder frontalement les menaces qui pèsent sur l'enfance, qu'il s'agisse des zones de conflit, des difficultés nutritionnelles ou des conséquences complexes de l'exposition aux écrans et aux algorithmes. Les débats exploreront également le rôle de l'intelligence artificielle et son impact sur la croissance des jeunes générations.
Pour concrétiser ces engagements, trois outils de travail ont été conçus. La « Children First Declaration » servira d'appel à l'action commun. Le « Child Priority Framework » offrira une méthode pour orienter les investissements publics vers des secteurs vitaux, comme la vaccination et les soins obstétricaux. Enfin, l'« Action Hub for Children » cherchera à mobiliser les ressources et les capacités d'innovation des entreprises privées au service des enfants.
Vers une nouvelle coopération internationale
Outre la question de l'enfance, le Forum articulera ses réflexions autour de quatre piliers : la géopolitique et la paix, les technologies émergentes, le développement, ainsi que les enjeux environnementaux. Dans un contexte de fragmentation des relations internationales, les participants analyseront les moyens de renforcer le multilatéralisme. Il s'agira de repenser la gouvernance de l'intelligence artificielle pour garantir un cadre technologique sûr, équitable et ouvert, empêchant ainsi que les innovations ne creusent davantage les inégalités mondiales.
Le volet économique portera sur la transformation agricole, les stratégies de croissance durable et la mobilisation des capitaux privés. Sur le plan environnemental, le Forum examinera les conditions d'une exploitation minière responsable, la coopération industrielle verte et la souveraineté liée aux minerais stratégiques. La conviction des organisateurs est claire : la préservation des intérêts nationaux ne doit pas entraver la solidarité internationale, rendue indispensable par la nature transfrontalière des crises contemporaines.
Un programme étendu dans Paris
Le Forum ne se limitera pas aux deux journées principales au Palais de Chaillot. Dès le 8 novembre, l'Institut du monde arabe proposera une projection du documentaire « Inside Gaza », qui illustre le travail des journalistes de l'Agence France-Presse en zone de conflit. Cette séance, ouverte au public sur inscription, marquera le début des activités.
Les 9 et 12 novembre, d'autres rencontres prolongeront les réflexions dans divers lieux culturels parisiens. Des institutions comme le Musée de l'Homme, le Musée national de la Marine, la Cité de l'architecture et du patrimoine, ainsi que le Théâtre national de la Danse, accueilleront des sessions thématiques. Depuis sa création en 2018, cet événement s'est imposé comme une plateforme de dialogue incontournable pour les acteurs publics et privés, cherchant à transformer la coopération en un levier concret face aux défis de notre époque.