Le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie et de la Diaspora congolaise a annoncé la tenue de la XIIIe Conférence diplomatique à Kinshasa, du 7 au 11 décembre 2026, au Golden Tulip Hôtel. Le thème choisi, « De l’indispensable à l’incontournable », doit servir de cadre à un bilan de la diplomatie congolaise et à la projection de ses ambitions à l’international.
Le communiqué publié le 3 novembre ne précise ni la liste des délégations attendues, ni le nombre exact de participants, ni les points détaillés à l’ordre du jour, ni l’identité du président de séance. Traditionnellement, la conférence rassemble les chefs de missions diplomatiques et consulaires accréditées au pays.
Les dates de la rencontre sont stratégiques : le mandat de la MONUSCO se termine le 20 décembre, soit neuf jours après la clôture des travaux. Kinshasa a ainsi placé la protection des civils au centre de ses discussions avec la mission onusienne.
Le 2 novembre, la MONUSCO a indiqué être en contact avec le Front pour la refondation de la nation à Goma, signe d’un dialogue élargi sur la stabilité du pays. Sur le plan géopolitique, le retrait du Rwanda du programme AGOA entrera en vigueur le 1er janvier 2027, soit vingt-et-un jours après la fin de la conférence, tandis que les protocoles du processus de Doha restent en cours de finalisation.
Du côté économique, Kinshasa a accueilli le Forum économique UK-RDC le 2 novembre, ouvert au Parlement britannique, et a signé trois accords à Moscou le 30 octobre, dont la création d’une commission intergouvernementale avec la Russie. Ces initiatives soulignent la volonté du gouvernement de diversifier ses partenariats.
Enjeux et perspectives
La conférence se déroule dans un contexte où la protection des civils devient un critère de négociation avec la MONUSCO, et où les relations bilatérales avec les États-Unis, le Rwanda et la Russie évoluent rapidement. Les résultats de ces cinq jours de travail pourraient influencer les orientations diplomatiques de la RDC pour l’année à venir.
Bien que le communiqué ne mentionne pas les conclusions de l’édition précédente, la tenue de cet événement reflète la continuité d’un dialogue institutionnel visant à renforcer la présence du pays sur la scène internationale.