Le 2 novembre 2026, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a supervisé la signature d’un accord entre la société PAJECLEM et la coopérative artisanale COMIKAN. L’entente prévoit la mise à disposition de deux carrés miniers, délimités clairement, pour les exploitants artisanaux de Mulondo, dans le territoire de Mutshatsha, province du Lualaba. PAJECLEM conserve ses droits sur le reste du site, qui était auparavant exploité par CHEMAF.
Le drame de novembre 2025, qui avait coûté la vie à une trentaine de creuseurs suite à l’effondrement d’une tranchée, avait laissé le site dans une situation de tension. Les exploitants de COMIKAN étaient exclus du site pendant plus d’un an, les négociations avec le nouvel opérateur restant bloquées. Le ministre provincial des Mines et la commission interservices chargée de l’assainissement du secteur minier ont assisté à l’inspection des zones concernées.
Durant la rencontre, le ministre a donné des directives pour encadrer la nouvelle organisation, notamment en matière de sécurité et de respect des périmètres attribués. Il a souligné la nécessité de prévenir tout nouveau conflit entre les parties. Le directeur général de COMIKAN a remercié les autorités et a appelé les artisans à respecter les règles établies.
Cette décision représente une étape vers un équilibre entre exploitation artisanale et industrielle à Mulondo. Sa réussite dépendra de l’application concrète des engagements, du contrôle des zones allouées et de la mise en place de garanties de sécurité pour tous les acteurs du site.
Perspectives et suivi
Les autorités locales devront assurer le suivi du respect des périmètres et la conformité aux normes de sécurité. Un mécanisme de suivi pourrait être instauré pour vérifier le bon déroulement des activités artisanales et éviter de nouveaux incidents. Le gouvernement a indiqué qu’il surveillera de près l’évolution de la situation afin de garantir la stabilité du secteur minier dans la région.
Impact sur la communauté
La reprise des activités artisanales devrait permettre aux familles des victimes de retrouver une source de revenu. Elle pourrait également contribuer à la relance économique locale, à condition que les mesures de sécurité soient rigoureusement appliquées.