La République démocratique du Congo affirme sa volonté de changer de paradigme dans ses relations avec le Royaume-Uni. Lors d'une récente mission à Londres, le ministre Julien Paluku a clairement positionné le pays non plus comme un simple bénéficiaire d'aide, mais comme un partenaire stratégique de premier plan. La RDC se définit désormais comme un hub sous-régional majeur, essentiel à la transition énergétique mondiale. Pour structurer cette nouvelle dynamique, trois piliers ont été identifiés : le développement des investissements directs, la transformation sur place des ressources agricoles et minières, et l'amélioration de l'accès aux marchés.
Le ministre Paluku a profité de cette tribune pour formuler des demandes concrètes visant à faciliter les échanges. Il a sollicité une exemption de visa pour les voyageurs congolais se rendant au Royaume-Uni. Par ailleurs, il a plaidé pour l'ouverture d'une ligne aérienne directe entre Londres et Kinshasa opérée par British Airways. Cette mesure est jugée indispensable pour dynamiser les déplacements d'affaires et renforcer les liens commerciaux entre les deux nations.
Vers une coopération industrielle accrue
De son côté, Patrick Muyaya Katembwe, ministre de la Communication et Médias, a participé à un panel dédié aux minerais critiques et aux chaînes de valeur industrielles. Il a encouragé les investisseurs britanniques à explorer les opportunités d'affaires en RDC, soulignant le potentiel économique et les perspectives de croissance offertes par le pays. Plusieurs figures britanniques influentes, dont le commissaire au Commerce pour l'Afrique, Alastair Long, et la baronne Sandip Verma de la Chambre des Lords, ont assisté aux discussions.
Les échanges ont porté sur la création de coentreprises et le développement de partenariats durables. Les représentants britanniques ont reconnu les efforts entrepris par le gouvernement congolais pour assainir le climat des affaires, un signal positif pour les investisseurs potentiels.