Le 5 novembre dernier, la ministre de la Culture, Arts et Patrimoine, Yolande Elebe Ma Ndembo, a pris la parole à Kinshasa lors d'une journée dédiée à la sensibilisation des élèves aux changements climatiques. Cet événement, piloté par le ministère de l’Environnement et Développement durable, a rassemblé des autorités et des écoliers de la capitale pour discuter des enjeux écologiques actuels. La ministre a insisté sur la nécessité d'intégrer la culture dans les stratégies de préservation de la biodiversité.
Pour Yolande Elebe, l'éducation environnementale doit s'enraciner dès le plus jeune âge. Elle considère les arts, les récits traditionnels et les diverses expressions créatives comme des vecteurs pédagogiques puissants. Ces outils permettent de traduire des concepts climatiques complexes en réalités accessibles et concrètes pour les jeunes apprenants. L'idée est de favoriser l'éveil des consciences par la créativité afin d'inscrire durablement le respect de la nature dans les habitudes de la jeunesse congolaise.
Une synergie interministérielle pour l'environnement
Cette intervention marque une volonté claire de décloisonner les secteurs de la culture et de l'environnement. En associant les pratiques culturelles aux programmes éducatifs, le gouvernement cherche à diversifier les modes de transmission des savoirs liés à la sauvegarde du bassin du Congo. La démarche vise à transformer les élèves en acteurs engagés de la protection de leur écosystème.
La collaboration entre le ministère de la Culture et celui de l’Environnement illustre une stratégie transversale. Il s'agit d'impliquer toutes les composantes de la société dans la préservation du patrimoine naturel. En misant sur l'identité culturelle et les savoirs locaux, les autorités espèrent renforcer l'engagement des jeunes face aux défis climatiques majeurs qui touchent le pays.